La remise en cause est permenante, mais il arrive un moment ou rien ne va plus.
On avance, comme des robots, prêts à être mis en marche. On ne regarde pas sur les cotés, nos objectifs semblent être fixés. J'ai du mal à suivre la route, certaine idées me font perdre la controle de mon existance toute tracée. J'ai mal au fond, trop mal. Le sourire est un revêt, facile à enfiler puisqu'au fond personne ne veux approfondir le cas. Biensur si vous dites aux gens que tout va bien, personne ne se doutera de votre mal être. Les gens reviennent .. enfin il parrait . J'ai beau y croire et y pensé tout les jours, il n'est toujours pas là. Il fait acte de présence, en appelant, parfois. La plupart du temps j'ai même pas la force d'entendre sa voix. La peur, la nostalgie. Son simple nom sur mon téléphone me rend mal. J'arrive pas à confronter tout celà. Le temps n'efface rien aux sentiments. J'aimerais tellement savoir .. qui il est devenu, sa vie, sa destinée, son parcours. Il doit surement être une de ces personnes que l'on connait de part la place qu'il occupe. Au dernière nouvelles il était chargé du service radiologie, sans copine, toujours chez ses parents. Mais le temps à surement tout chamboulé. Il parlait souvent d'une fille qu'il ne pourrait jamais oublié, que son copain lui avait volé. Il l'aimait. Triste vérité. Dure à accepter . Et pourtant .. Je l'aimais, j'aimais sa voix, son éclat de rire, ses yeux, ses manières, ses gestes, sa douceur, sa volonté, ses messages, sa présence . Lui tout simplement ! Egoïste de dire cela maintenant, il ne m'a jamais contredit, il m'a juste ouvert les yeux. On s'est critiqués, engeulés, aimés !
Vous voyez, j'en parle comme un rien, mais prenez ses paroles comme un tout. Une faille qui resurgie, tel un volcan qui crache sa lave. C'est dur à accepter. Parfois je pense à tous ces moments qu'on a gaché, faute de temps, de volonté, de dévouement. Le temps ne peut revenir en arrière. Aujourd'hui encore une simple photo me fait perdre la notion. J'en tremble, j'en pleure, j'en rêve. La vie est bien courte, et une seule personne peut réussir à vous attacher. Le sens littéraire du mot bien entendu, il vous accroche, vous rend dingue, vous prend pour une droguée. Je suis droguée. Un week end, improvisé, juste lui et moi, le bonheur serait la. A quoi bon ? Plonger, à nouveau, mais un peu moins profond. En resortir, toujours plus blanche, toujours plus bas, toujours en tête. J'ai du mal à en parler. Pathétique certainement. Un cri du coeur, un cri d'horreur. Le destin est contre moi à ce que je vois. Difficile d'en parler, les gens vous prendrait pour une conne. Une fille, une gamine, qui ne sait pas que les gens partent, qu'ils s'oublient. Une fille qui veux croire en ses rêves, ou plutôt en ses besoins. Je sais même pas à qui en parler, un travail sur moi permettrait peut etre d'oublier cela. Je vais mal et ça se voit pas.


